Après-midi cinéma 2026 – Film ‘Chasse-galerie : la légende’ 🗓 🗺
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Chasse-Galerie : La légende est un drame fantastique et thriller historique québécois réalisé par Jean-Philippe Duval, sorti en salle le 26 février 2016. Inspiré du célèbre conte folklorique traditionnel rendu populaire par Honoré Beaugrand, le film adopte une approche réaliste et sombre plutôt qu’une simple fable merveilleuse.
Fiche technique et détails clés
| Attribut | Information |
|---|---|
| Réalisateur | Jean-Philippe Duval |
| Scénariste | Guillaume Vigneault |
| Date de sortie | 26 février 2016 (Canada) |
| Durée | 1 h 49 min (109 minutes) |
| Distribution principale | Francis Ducharme, Caroline Dhavernas, François Papineau |
Intrigue et contexte
- Le cadre historique : L’histoire se déroule en 1888 à Lavaltrie et dans les chantiers forestiers isolés du Québec hivernal.
- Le pacte maudit : Jos Lebel et Liza Gilbert s’aiment et projettent de se marier, mais un lourd secret pèse sur le village. Vingt-deux ans plus tôt, le père de Liza a conclu un pacte occulte avec le diable qu’il a fini par rompre.
- La menace : L’arrivée d’un étranger inquiétant nommé Jack Murphy et un incendie suspect poussent Jos à retourner travailler sur un chantier forestier maudit, tandis que les forces occultes menacent de réclamer leur dû.
L’origine de conte légendaire
Dans le conte célèbre d’Honoré Beaugrand (publié en anglais en 1891 puis en français en 1900), la légende prend une tournure dramatique et truculente au cœur des forêts québécoises.
Le contexte : le réveillon de la Saint-Sylvestre
L’histoire se déroule la nuit du 31 décembre, au camp de bûcherons de la rivière Gatineau.
Les hommes sont coupés du monde depuis des mois, loin de leurs familles et de leurs fiancées. L’atmosphère est lourde de nostalgie. Joe, le narrateur, assiste à la tristesse de ses compagnons quand Baptiste Durand, un bûcheron chevronné un peu téméraire, propose une solution désespérée : « courir la Chasse-galerie » pour aller fêter le Nouvel An à Lavaltrie, à plus de cent lieues de là.
Le pacte avec le Diable
Pour réussir ce voyage impossible en une nuit, Baptiste convainc sept compagnons d’embarquer dans un grand canot d’écorce. Il leur rappelle les règles strictes du pacte qu’il s’apprête à sceller avec le Diable :
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Rien de sacré : Il est strictement interdit d’avoir sur soi un objet bénit (chapelet, médaille) ou de prononcer le nom de Dieu ou du Créateur.
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Précision du vol : Le canot ne doit sous aucun prétexte toucher ou accrocher les clochers des églises sur son passage.
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L’heure limite : Tous doivent être de retour au camp avant six heures du matin. Si une seule de ces règles est enfreinte, leurs âmes seront définitivement livrées à Satan.
Les hommes concluent le pacte, empoignent leurs rames et Baptiste récite la formule magique :
« Acabris, acabras, acabram ! Fais-nous voyager par-dessus les montagnes ! »
Le vol féerique
Soudain, le canot s’élève dans les airs au-dessus de la forêt enneigée. Porté par une force mystérieuse et diabolique, l’équipage survole la province à une vitesse vertigineuse :
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Les rivières glacées, les forêts et les villages défilent sous leurs pieds.
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Ils aperçoivent les lumières de Montréal et entendent le tintement des cloches des églises.
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Les voyageurs chantent à tue-tête des chansons de canotier (« En roulant ma boule ») pour se donner du courage.
La fête à Lavaltrie
Le canot se pose doucement dans un banc de neige derrière la maison du père Brousseau, à Lavaltrie, où bat son plein un grand bal du réveillon.
Les bûcherons entrent dans la maison sous le regard émerveillé et surpris des invités. Pendant deux heures, ils dansent avec leurs fiancées, rient, embrassent leurs belles et profitent du festin. Mais l’un d’eux, Baptiste Durand, abuse généreusement du « petit carafon » de rhum…
Le retour mouvementé et la délivrance
À quatre heures du matin, il est temps de repartir avant l’aube. L’équipage remonte dans le canot, mais Baptiste est complètement ivre et prend le gouvernail.
Pendant le trajet du retour, la trajectoire du canot devient erratique :
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Baptiste sacre, frôle dangereusement les clochers d’églises et manque de faire chavirer l’embarcation.
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Terrorisés à l’idée de perdre leur âme, les autres canotiers finissent par réussir à le maîtriser et à le ficeler au fond du canot.
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Privé de son pilote, le canot ivre s’enfonce dans la nuit et va finalement s’encastrer dans la cime d’un grand pin au milieu de la forêt.
Les hommes sont projetés dans la neige profonde et s’évanouissent de terreur, persuadés d’être emportés en Enfer.
La fin de l’aventure
Le lendemain matin, les bûcherons sont réveillés par leurs camarades du campement qui les cherchaient. Ils sont sani et saufs, simplement sonnés, le corps perclus de bleus.
Bien qu’ils aient frôlé la damnation éternelle, le pacte a été rompu par le crash avant l’heure fatidique : Satan n’a pas pu s’emparer de leurs âmes. Joe jurera toutefois mais un peu tard qu’on ne l’y reprendrait plus jamais !
L’adaptation au cinéma
Le conte folklorique a fait l’objet d’une adaptation cinématique majeure en 2016 avec le film « Chasse-Galerie : La Légende », réalisé par Jean-Philippe Duval et scénarisé par Guillaume Vigneault.
1. Fiche technique et distribution
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Réalisation : Jean-Philippe Duval (Unité 9, Matroni et moi).
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Scénario : Guillaume Vigneault.
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Distribution principale :
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Francis Ducharme : Joseph ‘Joe’ Lebel (le héros).
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Caroline Dhavernas : Liza Gilbert (la fiancée de Joe).
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François Papineau : Jack Murphy (le marchand véreux incarnant une figure méphistophélique).
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Vincent-Guillaume Otis : Romain Boisjoli (le notaire rival).
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Fabien Cloutier : Théodore.
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2. Les choix d’adaptation : de la légende au long-métrage
Afin de transformer un court conte fantastique en un film dramatique de près de deux heures, les créateurs ont enrichi la trame narrative originale :
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Un triangle amoureux et financier : Le récit se concentre sur l’histoire d’amour entre Joe Lebel et Liza Gilbert. Pour pouvoir financer leur mariage et rembourser une dette contractée auprès du sinistre marchand Jack Murphy, Joe accepte de partir une saison entière comme bûcheron dans un chantier de la Lavaltrie profonde.
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La manipulation du Diable : Dans cette version, le pacte diabolique ne découle pas seulement d’une envie impulsive de faire la fête au réveillon. Il s’inscrit dans un piège tendu par le Diable (incarné sous les traits de Jack Murphy) qui cherche à précipiter la perte de Joe et à empêcher son union avec Liza.
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Le canot volant comme climax : Le fameux vol nocturne en canot d’écorce constitue la scène maîtresse visuelle du film, traitée avec des effets spéciaux modernes pour restituer l’atmosphère féerique et sombre du ciel hivernal.
3. Ton et direction artistique
Le film prend le parti d’un drame historique réaliste teinté de fantastique. La reconstitution de l’époque (milieu du XIXᵉ siècle au Québec) est soignée, mettant l’accent sur la rudaillence de la vie en forêt, la rigueur de l’hiver québécois, les tensions sociales du village et l’omniprésence des croyances religieuses et superstitieuses.

